jeudi 24 avril 2008
histoire(s) de la photographie
Au gré de nos rencontres dans le quartier de Belleville, nous avons découvert la Librairie Photographique installée depuis près de deux ans au 17 rue de La Villette, 19e (métro Jourdain / Pyrénées). Animée par Marc Pussemier, cette échoppe n'est pas seulement un des seuls lieux de Paris où l'on puisse aujourd'hui trouver un choix très large d'ouvrages sur et autour de la photographie. Il s'agit également d'un espace d'expositions fréquemment renouvelées, et d'un point de rencontre privilégié pour de nombreux passionnés d'images.
Dès aujourd'hui débute une nouvelle exposition à l'occasion du Pinhole Day, journée mondiale du sténopé le 27 avril (sténopé sur wikipedia, pinhole.org), et de la sortie dans la collection Photopoche des éditions Actes Sud du livre "Le sténopé - la photographie sans objectif". Jusqu'au 10 juin 2008 sont présentés les travaux de 4 "sténopistes" : Séverine Besombes, David Gates, Pierre Emnanuel Proux et Benoist Reine Bourbon (de gauche à droite dans les vignettes ci-dessous).
Signalons par ailleurs que la vitrine de la Librairie Photographique
est actuellement animée par une installation de Nico de La Faye,
baptisée K-mera.

je me souviens...
... de cet appareil photo miraculeux de mes 10 ans, fourni en kit dans Pif Gadget, qui produisait des images aussi bonnes que n'importe quel Instamatic Kodak ou IsoRapid Agfa, et surtout du plaisir que j'avais eu à l'assembler ou à le faire fonctionner...
Aujourd'hui il est devenu une sorte de relique, dont on peut voir sur le site de Sylvain Halgand le descriptif, l'histoire et même le mode d'emploi du montage.
Mais qu'ai-je donc bien pu photographier à l'époque avec ça ? Probablement nos chiens et notre chat...
mardi 22 janvier 2008
restauration
la société a l'opportunité de remonter encore un peu dans le passé... Nous avions déjà eu affaire, par l'intermédiaire d'un ami photographe, à une série de plaques stéréo inédites de la 1ere guerre mondiale.
Aujourd'hui l'histoire se répète grâce à Patrick Batton, Opérateur Cinéma et Directeur de la Photo : en explorant les archives de son grand père, photographe pour de grands studios de cinéma français au début du siècle dernier, il vient de retrouver quelques centaines de plaques de verre négatif format 9x12cm ainsi que quelques autochromes Lumière (positifs transparents couleur), et nous a questionnés sur la possibilité de numériser et de restaurer une sélection de ces images qui lui tiennent à coeur. Pour exemple, les deux images ci-dessus ont été prises lors de la grande crue de 1910 à Paris.
On est toujours impressionné par la très grande qualité de modelé et de détail de tels documents et... par le travail de nettoyage necessaire pour en révéler l'état initial (quoique en très bon état de conservation, les années ont fait leur oeuvre et on ne compte plus les poussières incrustées ni les écorchures dans la gélatine). Le problème également était l'opération de numérisation, impossible sans un scanner à plat haut définition et acceptant des originaux "épais", sans risque de dégradation.
La faisabilité est toutefois acquise, reste pour Patrick à trouver le financement d'un éventuel projet d'exploitation de ces documents historiques.
lundi 15 octobre 2007
nouveaux papiers en test
Nous sommes en train de tester et de calibrer trois nouveaux papiers destinés élargir la palette de supports de tirage jet d'encre proposée par ![]()
Sous l'appellation
et sous réserve de tests complets, la référence Kayenta Mat 205g disparait au profit d'un papier baryté (couchage au sulfate de baryium) rappelant l'aspect de surface des papiers photo argentiques du même nom. Non seulement ce papier permet d'avoir un rendu comparable en noir et blanc, mais aussi il offre une qualité de surface inédite pour les tirages couleur, à savoir un aspect naturel mais légèrement satiné, avec une grande capacité de restitution des nuances. Bien entendu, nous attendons la fin des tests pour émettre un jugement moins subjectif, mais les premiers essais sont plutôt très prometteurs.
L'appellation
fait désormais appel à deux papiers d'art 320g, pur coton, l'un non texturé, l'autre offrant une surface comparable à celle des papiers d'aquarelle. L'un comme l'autre sont des papiers mats "naturels" (pas d'azurant optique, support blanc chaud) offrant une durée de conservation optimale avec les encres pigmentaires, tout en garantissant une dynamique de restitution étendue et une densité de noir très élevée.
Le choix de ces nouveaux supports s'inscrit dans un nouveau partenariat entamé avec le groupe DIA Technologies, qui dispose en France (Chateauroux) de plusieurs unités de couchage pour jet d'encre sur une gamme de papiers et supports transparents très étendue. Cette société nous a apporté en effet tout son support (fourniture d'échantillons) pour la validation de ses papiers au sein de notre chaîne de production, et il n'est pas impossible que nous puissions participer à l'optimisation de certains de leur produits.
jeudi 26 juillet 2007
bonjour belleville


Déjà 3 semaines que la société s'est installée dans ses quartiers parisiens... Juste le temps de rendre l'endroit vivable et agréable, aidés il est vrai par un environnement plutôt verdoyant et apaisant.
Et voila un aperçu de nos nouvelles pénates, à peu près rangées
et agrémentées de quelques tirages jet d'encre sur papier d'art :

lundi 21 mai 2007
ne zappez pas le 17 juin
Piqûre de rappel... jusque-là, tout reste ouvert !!
jeudi 3 mai 2007
autopub !
Rapidement, un peu d’autopromotion afin d’alimenter
et développer notre activité professionnelle… Quand je disais être impliqué et
concerné par l’archivage et la conservation des photographies, laissez-moi vous
présenter le site de
qui lançait l’année dernière 3 procédés de
sortie jet d’encre destinés respectivement aux tirages photo professionnels
(
) ou fine-art (
), et à l’épreuvage quadri contractuel
(
).
Ces flux de production ont d’abord été développés pour répondre aux
besoins de nos diverses prestations (graphisme, exé, pré-presse), puis pour
offrir une réelle alternative au tirage photo argentique
« classique ». Ils font appel à des processus de calibrage et de
contrôle qualité sans compromis, garantissant tout à la fois linéarité de
restitution et répétitivité optimales, et permettant d’envisager les tirages de
haute qualité en petites séries sur papiers choisis (séries numérotées, tirage
d’exposition, etc.). Alors, bonne visite si cela vous concerne ou vous
intéresse. http://www.lasociete.com
dimanche 15 avril 2007
photographie et conservation
A l’origine « simple » procédé de reproduction
photomécanique, la photographie est passée, en plus de 160 ans d’histoire, du
statut de technique de « représentation objective » à celui de moyen d'expression artistique. Elle fait même preuve aujourd’hui d’un réel et
croissant engouement sur le marché de l’art contemporain. En un sens, on peut
même arguer que l’acceptation de la photographie au titre d’œuvre d’art
« à part entière » signe son déclin en temps que média
spécifique (mais c’est un autre débat).
D’un point de vue technique, on peut aujourd'hui tout simplement revenir à
l’étymologie du mot photographie, à savoir peindre/écrire avec la lumière.
C’est d’autant plus pertinent à l’heure ou le procédé historique (c.a.d. la
technique argentique) fait place à une ensemble de technologies (capteurs,
systèmes de traitement d’image numérique, périphériques de stockage et
d’impression, etc.) amenées désormais à évoluer de plus en plus rapidement, et probablement se diversifier. Le fait que la photographie ne soit plus seulement argentique, la hisse peut-être au niveau d'un concept plus général.
Ces deux observations (l’accession récente de la
photographie au marché de l’art, les bouleversements technologiques liés, pour
l’essentiel, à l’apparition du numérique) font ressentir de manière de plus en
plus aigüe les problèmes de conservation, de perennité et de restauration des documents.
Quelles sont les conditions idéales pour la conservation d’un tirage ? Quelles
sont les différences entre les différents procédés de reproduction argentique
en couleurs ? Quel recul et quelle analyse a-t-on aujourd’hui sur les
performances des procédés de tirage numérique ? Quid du stockage ?
Ces questions concernent tous les acteurs du monde pictural : les musées
et galeries (c’est évidemment une partie de leur métier), les laboratoires
photographiques, et en premier lieu les artistes photographes qui se voient
confrontés aujourd’hui à une palette de technologies en expansion permanente.
Toute cette lourde introduction pour signaler la parution, dans le numéro 1649 du Photographe daté Mars 2007, d’un dossier de 8 pages signé Bernard Perrine faisant le point sur la conservation de la photographie contemporaine. Etant impliqué à plus d’un titre dans cette problématique, j’aurai peut-être l’occasion de revenir là-dessus. Toujours est-il que c’est la première fois que je lis une synthèse assez complète sur le sujet, ayant au minimum le mérite de donner un panorama des différentes pistes à explorer (tirage, exposition, archivage, etc.). Tout au plus ai-je eu à regretter l’absence d’une petite partie prospective, notamment sur le sujet du stockage informatique et de sa perennité. Ça, j’y reviendrai sûrement.



